Isolée.

CLOHARS FOUESNANT

Fontaine de Kerlaret

Elle se trouve sur les terres privées de la ferme de Kerlaret.

Cette fontaine originale de par sa forme inhabituelle en Finistère n’est pas forcément une fontaine sacrée. Pour autant elle porte une croix en son sommet. Il état de coutume de sacraliser la fontaine de cette façon. N’était t’ elle pas celle qui dispensait l’eau si utile.

Kerlaret

Elle est isolée dans un champs humide, mais accessible par un petit chemin. Il faudra cependant prendre permission auprès des exploitants agricoles.

 

Petite histoire de la fontaine du Dinvès

POULLAN SUR MER

Petite histoire de la fontaine de Dinvès

Un groupe d’amis de Douarnenez et du Cap Sizun explorent ce lieu-dit à l’extrémité occidentale d’une voie romaine bordée de murs imposants formant des enceintes. Celles-ci les intriguent fortement, mais elles ne sont pas documentées et aucun organisme officiel ne s’y intéresse malgré plusieurs contacts.

Une personne âgée des environs leur signala, en contre bas, au sud-est, l’existence d’un lavoir est d’une fontaine curieusement surmontée d’une « gargouille ». Sous les ronces et le taillis, elle fut difficile à retrouver.

Effectivement, sur son faîte était allongé un animal fabuleux qui fut surnommé le dragon. Le groupe décida de revenir, pour nettoyer la fontaine et la photographier.

Le jour convenu, ils furent accueillis par un propriétaire hostile. Après négociations, il fut possible de s’occuper de la fontaine et d’en prendre des photos.

Dinvès

A l’automne 2014, ils retournèrent sur le site pour le montrer à un ami qui rejoignait leur groupe et là surprise plus de fontaine ni de lavoir.

Toujours sans réponse des organismes officiels ils recherchent sur le net et tombent sur le site que j’ai mis en ligne depuis maintenant cinq ans. Ils m’envoient des photos et voilà notre curiosité piquée par cette fontaine atypique selon eux. La restitution de la fontaine à ce jour, ne fait pas l’objet d’un programme de réhabilitation. Combien comme elle sont ainsi tombées dans l’oubli.

Alors rassemblons les éléments en notre possession.

Reconstitution et hypothèses

Ce hameau de Poullan sur Mer, longé par la voie romaine, se trouve à la limite des communes de Pouldergat et de Douarnenez( Pouldavid) à l’est de la D785. Il n’est pas loin de sites antiques, dont certains laténiens. 
Le nom du lieu-dit est Dinvès, qui signifie « mont tombe ». On y signale l'existence de souterrains et selon certains des sacs d’or y seraient cachés.

Douarnenez n’est pas loin de l’autre extrémité de la voie romaine, à Lanriec. Dans la cour d’une ferme de ce village est conservé un autel gallo-romain anépigraphique, en bon état, trouvé dans les environs immédiats de Dinvès. Au-delà de Lanriec, la prolongation de la vie romaine conduisait à Trégouzel et au grand temple qui y fut édifié.

Un peu plus bas que la fontaine il y a une zone marécageuse partiellement drainée aujourd’hui.  Un petit nombre de fontaines se trouvent à proximité d’établissements romains. Aucun recensement n’en n’a jamais été fait. Voici donc notre fontaine située.

Un document émanant de la Mairie de Poullan datée de 2002 nous donne une description du bâtiment ; Elle est extraite d’un recensement des lavoirs et fontaines de Poullan établi en 1987. « Propriété privée. La fontaine du Dinvez  figure à l’inventaire fait par la commune de Poullan il y a 15 ans. Voici la description qui en était faite : « Fontaine en mur pignon réalisée en pierre de taille. Petite niche en plein cintre. Deux contreforts bordent le bassin. La pierre faîtière représente un animal mythique. Le lavoir est de forme arrondi. Cette fontaine et son lavoir bordaient auparavant un étang avec une île au milieu. Elle est en bon état mais mal entretenue. »

Que représente la pierre faîtière. L’animal mythique en question n’a pas été déterminé, mais il y aurait du dragon ou de la salamandre que cela n’auraient rien d’étonnant. La  question qui se pose, pourquoi ? Le dragon est bien présent en Bretagne jusque sur les églises et chapelles qui parsèment notre territoire du Finistère.  Le marais ici, n’est plus qu’un souvenir. Mais la forme empreinte dans la pierre faîtière ne nous renverrait elle pas à nos origines ?

dinvès3

La plupart des fontaines bretonnes datent du XIV e et on ne sait rien des constructions qui les auraient précédées.  Il n’y a pratiquement aucun écrit sur ces fontaines quand elles ne dépendent pas d’un édifice religieux. C’est le cas de la fontaine du Dinvez. Pourtant je considère, et cela n’engage que moi, que cette fontaine est une fontaine sacrée. Mais ici la récupération catholique d’un culte antérieur païen ne s’est pas faite par l’apposition une croix, ou d’une niche pour un saint. Bien au contraire nous y trouvons ce que nous appellerons un dragon.

« La fontaine n’est jamais un objet quelconque, ni un point de repère. Elle est étroitement liée à la vie du village ». Notre fontaine n’est plus le support des croyances originelles, mais que nous dit le dragon ? Sa représentation n’est jamais vide de sens ni purement décorative. « Les sources étaient contenues, rendues utiles et comme exorcisées par leur transformation en fontaines ».  Bien ce monstre aquatique évoque symboliquement le danger des eaux, ici il défend la source.

dinvès1

Revenons à notre marais. « Dangereux, glauque, mouvant, le marais est un monde incontrôlable qui engloutit, aspire, suce les hommes comme le bétail. » « Il est chargé d’ondes négatives, il évoque la mort. »

Placé sur la fontaine le dragon apporte toute son aide pour contrecarrer ces dangers. Sa valeur symbolique est ambigüe ici. Garde t’il la source ou menace t’il les passants ?

Les photos sont du groupe découvreur de la fontaine.

 

 

Fontaine sacrée , fontaine profane.

Où sacré et profane se mêle.

La fontaine a été une condition essentielle de l’existence humaine. Comme la source, dont elle est le prolongement artificiel, elle présente initialement un caractère sacré, magique ou religieux et, à ce titre, est dotée d’attributs allégoriques ou de décors, évoquant ou conférant ce caractère.

Plogoff St Guénolé

Ces critères différencient mais peuvent aussi se cumuler pour qu’une fontaine devienne sacrée et profane. Elle peut être sacrée uniquement et avoir des fonctions profanes. L’adjonction d’un lavoir lui confère alors cela.  La présence d’un saint n’est, par ailleurs, nullement obligée pour lui conférer une vertu sacrée. De la même façon une fontaine que l’on sait « utilitaire » , donc profane, peut porter le nom d’un saint, d’une divinité. On trouve des fontaine surmontée d’une croix, des fontaines « blanche ». Certaines fontaines sont désignées par un nom spécifique non religieux comme « fontaine au lait ».  On trouve des fontaines dédiées aux fées, aux korrigans et même au diable.

Le culte de l’eau et des sources étaient une des formes les plus sensibles du paganisme. De la purification de l’âme aux soins du corps, il n’y a qu’un pas. L’église du haut moyen âge redoutait le retour des fidèles au paganisme. Elle pourchassait tous les signes de cette religion. La réaction ne fut ni la destruction, ni l’abandon. Ce fut la christianisation. Car les moines ne pouvant tarir les sources tâchèrent d’endiguer leur puissance occulte en l’absorbant au profit de Dieu. Cette récupération n’a pas empêché, par la suite, la fréquentation par une société restée traditionnelle.

Il est possible qu’une origine pré chrétienne soit directement imputable à certaines fontaines, mais on ne saurait rien en conclure pour l’ensemble d’entre-elles.

lennon barbe

Alors la frontière est parfois mince pour qualifier une fontaine de sacrée ou de profane. Une fontaine peur être qualifiée profane par certains, pour autant les « gens du pays » savent eux que l’on y puise  des eaux qui soulagent, qu’elle apporte des réponses ou tout simplement réconforte.

La notion de fontaine sacrée peut inclure des fontaines saintes et celles qui ont des pouvoirs sans être rattachées au culte catholique.

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Apaiser la soif, nettoyer les souillures telles ont été les fonctions de l’eau. Les hommes voulaient ainsi traiter leurs maladies en buvant l’eau miraculeuse ou en se baignant dans les eaux sacrées. Le rite seul peut qualifier une fontaine sacrée, de guérison, divinatoire ou magique. Le Finistère est particulièrement riche de ces fontaines qui nous offrent une multitude de rites et de patronages. Leurs propriétés sont à la fois diverses et inattendues mais dans la majorité des cas ont leur attribue le pouvoir de guérir.

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On peut préciser que la plupart des fontaines sacrées sont constituées de trois espaces qui diffèrent dans leur aspect architectural et dans le pouvoir qu’on leur attribue.

Tout d’abord le bassin ou jaillit l’eau et au dessus duquel est placée la statue du saint protecteur ; c’était l’eau la plus pure, la plus sacrée ; l’absorption en est conseillée.

Puis une, deux ou trois vasques  ou bassins traversés par le courant ; l’eau était encore soumise aux propriétés curatives, on pouvait y tremper un membre malade.

Enfin en dehors de l’enclos, le lavoir ou l’abreuvoir retient l’eau ; mais elle avait alors perdu toute vertu curative, hormis celle de pourvoir au lavage du linge et d’ apaiser la soif des bovins et autres animaux.

Locronan

De pays en pays.

   *

  Le Finistère compte donc 16 pays traditionnels, c’est le département qui comporte en outre le plus grand nombre de fontaines. Leur nombre précis est inconnu. Le Léon et la Cornouaille n’en n’ont pas moins de 1500 à 2000, soit une moyenne de 4 à 5 par commune. Les pratiques remarquées sont intimement liée au pays, à la tradition. 

Pays Trad finistère

Les communes du pays de l’Aven :

Arzano- Bannalec- Baye-Benodet-Clohars Carnoët-Clohars Fouesnant-Concarneau-Elliant-Forêt Fouesnant (La)-Fouesnant-Gouesnach-Guilligomarch-Locunolé-Melgven-Moëlan sur Mer-Nevez-Pleuven-Pont Aven Nizon-Querrien-Quimperlé-Rédéné-Riec sur Belon-Rosporden Kernevel-Scaër-Saint Evarzec-Saint Thurien-Saint Yvi-Tourc’h-Tregunc-Tremeven-Trevoux (le).

Riec sur Belon

Les communes du pays Bigouden :

Combrit-Guiler sur Goyen- Guilvinec (le)-le Tudy-Landudec-Loctudy-Penmarc’h-Peumerit-Plobannalec Lesconil-Plogastel saint Germain-Plomeur-Plonéour Lanvern-Plovan-Plozevet-Pont l’Abbé-Ploudreuzic-Saint jean Trolimon-Treffiagat-Treguennec-Tremeoc-Treogat.

Plomeur

Les communes du pays Glazic :

Briec de l’Odet-Cast-Coray-Edern-Ergué Gabéric-Gourlizon-Guengat-Juc’h (le)Kerlaz-Landrevarzec-Landudal-Langolen-Leuhan-Locronan-Ploeven-Plogonnec-Plomelin-Plomodiern-Ploneïs-Plonevre-Porzay-Pluguffan-Quemeneven-Quimper-Saint Nic-Tregourez.

Plomodiern

Les communes du pays Pen Sardin :

Confort Meilars-Douarnenez-Mahalon-Pouldergat-Poullan sur Mer.

 Les communes du pays du Cap Sizun :

Audierne-Beuzec cap Sizun-Cleden Cap Sizun-Esquibien-Goulien-Plogoff-Plouhinec-Pont Croix- Primelin-Sein.

 Cleden Cap Sizun

Les communes du pays Dardoup :

Châteauneuf du Faou-Collorec-Laz-Plonevez-du Faou-Saint Goazec- Saint Thois.

Chatauneuf du faou

Les communes du Poher :

Berrien-Bohars-Bolazec-Botmeur-Brennilis-Carhaix-Cleden Poher-Feuillée (La)-Huelgoat-Kergloff-Landeleau-Locmaria Berrien-Motref-Plounevezel-Plouyé-Poullaouen-Scrignac-Spezet-Saint Hernin.

Plouyé

Les communes du Pays Bidar :

Brasparts-Cloître Pleyben (Le)-Lannedern-Lennon-Loqueffret-Pleyben.

Brasparts font St Tugen

Les communes du Pays Rouzig :

Argol-Châteaulin-Dineault-Faou (Le)- Gouezec-Landevennec-Lorerec-Lothey-Pont de Buis les Quimerc’h-Port Launay-Rosnoën-St Coulitz-St Rivoal-St Segal-Tragavan.

Pont de Buis les Quimerch font St Léger

Les communes du Pays de Crozon :

Camaret sur Mer-Crozon-Lanvéoc-Roscanvel-Telgruc.

Crozon

Les communes du Pays Kernevodez :

Daoulas-Dirinon-Hanvec-Hôpital Camphrout(L’)-Irvillac-Logonna Daoulas-St Eloy-St Urbain.

Daoulas

Les communes du Pays Plougastel :

Loperhet-Plougastel Daoulas.

Plougastel Daoulas

Les communes du Bas Léon :

Bohars-Bourg Blanc-Brélès-Coat Meal- Conquet (Le)-Forest Landerneau (la)-Gouesnou-Guilers-Guipavas-Guipronvel-Kersaint Plabennec-Lampaul Plouarzel-Lampaul Ploudalmezeau-Landeda-Landunvez-Lanildut-Lannilis-Lanrivoaré-Locmaria Plouzané-Milizac-Molène-Ouessant-Plabennec-Plouarzel-Ploudalmezeau-Plougonvelin-Plouguin-Plomopguer-Plourin Ploudalmezeau-Plouvien-Plouzané-Porspoder-Relecq Kerhuon (Le)-St Divy-St Pabu–St Renan-St Thonan-Trebabu-Treglonou-Treouergat.

Landunvez

Les communes du Haut Léon :

Bodilis-Carantec-Cleder-Cloître st Thegonnec (Le)-Commana-Drennec (Le)-Folgoët (Le)-Guiclan-Guimiliau-Lanarvily-Landerneau-Landivisiau-Lanhouarneau-Lanneufret-Lesneven-Loc Brevalaire-Loc Eguiner- Loc Eguiner st Thegonnec-Locmelar-Locquenolé-Martyre (La)-Mespaul-Pencran-Pleyber Christ-Ploudaniel-Ploudiry-Plouedern-Plouenan-Plouesca-Plougar-Plougoulm-Plougourvest-Plouneour Menez-Plouneventer-Plounevez Lochrist-Plouvorn-Plouzevedé-Roscoff-Santec-Sibiril-Sizun-St Derrien-St Martin des Champs-St Méen-St Pol de Léon-St Sauv eur-St Servais-St Thegonnec-St Vougay-Ste Sève-Taulé-Treflaouenan-Treflevenez-Treflez-Tregarantec-Trehou (Le)-Tremaouezan-Trézilidé.

Commana

Les communes du Pays Pagan :

Brignogan Plage-Goulven-Guisseny-Kerlouan-Kernilis-Kernoues-Plouguerneau-Plouider-Plouneour Trez- St Frégant.

Plouguerneau

Les communes du Pays du BasTrégor :

Botsorel-Garlan-Guerlesquin-Guimaëc-Lanmeur-Lanneanou-Locquirec-Morlaix-Plouegat Guerant-Plougat Moysan-Plouezoc’h-Plougasnou-Plougonven-Plouigneau-Plourin les Morlaix-Ponthou (Le)-Roche Maurice (La)-St Jean du Doigt. 

Morlaix

  La fontaine de dévotion est en générale située à proximité d’un lieu de culte. En Bretagne presque toutes les fontaines sacrées sont des fontaines de guérison, mais pas seulement. Certaines font des révélations, des oracles, d’autres font des prédictions. Dans tous les cas sources et fontaines sont des objet de vénération dès les cultes païens les plus anciens.

 L’église préférera sanctifier ces sources. Ainsi donc en plaçant les fontaines sous l’invocation des « saints », le christianisme n’a fait que « déguiser les croyances antiques et sanctifier des habitudes païennes. » (R.Le Deunff) 

     Les fontaines profanes ou domestiques peuvent être attenantes à un  lavoir. Elles sont proches des hameaux. Elles servent à des tâches multiples, lavage du linge, abreuvage des bêtes, remplissage des seaux pour l’usage domestique. Parfois le profane et le sacré se côtoient. La fontaine est alors sous le vocable d’un saint et est dotée de pouvoirs, quant au lavoir il est à usage domestique. 

 

    D’une fontaine à l’autre les maladies traitées sont différentes. D’une fontaine à l’autre les rites observés sont différents.

D’une fontaine à l’autre.

*

*

« L’eau qui sourd librement dans la pente d’une prairie et qui alimente le ruisseau en contre-bas est une source mais, en tant que telle elle n’est pas une fontaine. Et pourtant  la fontaine est nécessairement eau vive qui s’écoule d’une source dans une construction humaine. » (S. Denèfle)

Recenser les fontaines en Bretagne est  tâche de Titan. Bien d’autres et néanmoins célèbres s’y sont essayés. Certains ont fait des choix. Je n’en ferais pas. Toutes les fontaines m’interpellent. Je me suis pour autant cantonnée au Finistère. C’est là que j’habite. Munie de bottes, de carte, de boussole et de mon appareil photo, je parcours le Finistère.

112 Penmarch font madeleine

 Lorsque mon tro Pen ar Bed , tour du Finistère, sera terminé, j’aurais mis en boîte les fontaines encore existantes rencontrées et ma liste  sera, bien sûr, exhaustive. J’essaye de porter mon regard sur toutes les fontaines, connues ou moins, belles ou laides.  Chaque fontaine est accompagnée d’un certain nombre de renseignements en ma possession au moment ou ou je mets en forme les articles. Bien évidemment les mises à jour sont nombreuses, au gré de mes trouvailles ou des renseignements fournis. 

Le Finistère ( Pen ar Bed) est composé de 16 pays traditionnels et de 283 communes. La Bretagne est parsemée de nombreux terroirs appelés pays traditionnels. Ils correspondent  souvent à un besoin très fort  d’identification à un groupe humain, une communauté.

« Ce sentiment d’appartenance peut varier selon les lieux : parfois très présents, au quotidien et induisant des comportements, parfois ne touchant qu’un nombre de communes très réduit et pourtant très affirmé, parfois concernant des zones très vastes ou diffus au point de ne pas être exprimé du tout. » (P.Malrieu)

Briec Ste Cécile

Difol.

BOURG BLANC

Fontaine de saint Urfold.

Elle est situé à un kilomètre au Nord-Ouest de l’agglomération, sur la route de Coat-Méal. La chapelle est indiquée, la fontaine se trouve non loin en prenant le chemin qui descend, elle est dans une prairie.

« La fontaine faisait partie de la ferme, nous allions à l’époque chercher notre eau pour notre consommation car nous n’avions pas l’eau courante et ma famille lavait son linge au lavoir, je peux aussi vous dire qu’il y avait une statue à la fontaine qui a été volée dans les années je pense, entre 1965 et 1970″. Y THOMAS

Cet édifice est de forme  rare, voire inconnue dans le Finistère. Le bassin a une forme parallélépipède droit. La pierre du fond a en son centre un trou pour l’œil de la fontaine. Le saint n’y est plus. L’eau servait aux gens du voisinage pour tous leurs usages. On en buvait, et, du bassin, l’eau tombait dans le lavoir.

Difol. dans Fontaine magique et opérative Bourblanc-font-St-Urfold

Concernant la fontaine seule, sa fonction reconnue par les anciens consultés n’était autre que divinatoire. Pour savoir si un célibataire allait se marier dans l’année, on utilisait une épingle qui venait d’un costume traditionnel des femmes. Fréquemment encore on jetait des pièces dans la fontaine.

Fondateur de la paroisse, voici l’ histoire du Saint.
D’après la tradition, il serait né à Landouzan sur la commune du Drennec vers le 6e siècle et aurait été formé à la vie religieuse au monastère d’Ack. Sa mère Rivanone était la soeur de Saint Rivoaré qui a donné son nom à la paroisse voisine Lanrivoaré. Saint Urfold était l’oncle de Saint Hervé, honoré à Lanhouarneau. Il vécut en solitaire, au VIe siècle, dans cette forêt de Dunan(du breton Doun : profond) qui s’étendait de Saint Renan à Plouvien et qui fut décimé, entre autres, pour construire à Brest la flotte de Louis XI. C’’était un personnage d’une rare sainteté, un ermite qui vivait à l’écart  de la société et de sa famille dans une intention de pénitence et de contemplation. 

Bourg-Blanc-font-st-Urfold-200x300 dans Fontaine marieuse

La fontaine fait partie d’un ensemble sacré où la tradition place l’ermitage de « Saint Difol ». Ce Saint aurait fait jaillir la source. C’est un personnage secondaire dans l’épopée de la fondation de la Bretagne.

A l’aveugle !

 

 QUIMPER

  Fontaine saint Hervé.

quimperstherv.jpg

Elle se trouve sur l’ancienne route de Quimper à  Châteaulin. Pour la trouver…depuis Quimper c’est sur la « Voie romaine », juste avant la grande côte qui descend sur Landrévarzec . Il y a une maison sur la gauche, et une bande d’herbe sur la droite de cette maison . Il faut descendre .

La chapelle a été détruite. La fontaine se trouve dans un bois, sur une pente raide. L’eau la dévale en cascadelle pour se jeter dans la rivière saint Hervé . Le site est similaire à celui de Notre Dame de Men-Fouez, assez proche . C’est près de ce site que fut assassiné  en 1800, Audrein, l’évêque constitutionnel du Finistère.
Saint Hervé est invoqué pour les maux des yeux.

La légende de saint Hervé.

Hervé naquit dans le Léon à Lanrioul, hameau de Plouzévédé. Son père, Hyvarnion, né dans la Bretagne insulaire vint en Armorique au temps de la grande migration du VIe siècle et épousa Rivanone jeune orpheline de grande vertu. De cette union naquit un fils aveugle, Hervé, qui fut élevé dans la piété et fit de bonnes études. Hervé réalisa des miracles dont l’un, le plus célèbre est celui de la maîtrise d’un loup. Un loup ayant dévoré l’âne d’un laboureur, il fut appelé par Hervé qui le chargea de tous les travaux incombant habituellement à l’âne.

Courage !

GUILLIGOMARC’H

Fontaine Saint Julien 17e .

Elle se trouve dans le bois de Ty Meur. La fontaine dédiée à Saint-Julien est à environ 400 mètres de la chapelle.   

Voûte en plein cintre, corniche saillante, tailloir, deux murets, niche au sommet en forme de coquille. Fontaine à voûte formée par l’évidemment de deux blocs appuyés l’un contre l’autre.

Guilligomarch font St Julien

Le bassin rectangulaire de la fontaine est en partie recouvert par la voûte. Au fond de ce petit édicule est creusée une niche au sommet en forme de coquille. La statue disparue du saint reposait à l’origine sur une console tronconique cannelée. 

 Les pèlerins souvent s’y rendaient et aspergeaient l’enfant de l’eau sacrée.   Son eau avait le pouvoir de guérir les enfants au marcher tardif.

 

Saint Julien était cultivateur, fils de famille nombreuse, il contribuait au bien-être familial en travaillant âprement dans l’exploitation de ses famille. Il habitait le centre Finistère, vraisemblablement dans les environs de Carhaix.

Mais le père de St Julien, qui n’était pas encore saint, avait une réputation fort justifiée de buveur invétéré. Lorsqu’il était ivre, il avait le cidre mauvais. En ses moments de lucidité, nous dit encore la légende, ce n’était pourtant pas le mauvais diable.

Un jour le jeune Julien s’en revenant des champs, éreinté par une journée de labeur épuisante, trouva encore sa mère en pleurs. Il lui demanda ce qui s’était passé, bien qu’il pressentit déjà : « Bien, mon enfant, c’est toujours la même histoire, il m’a encore frappée ! ».

Julien dans un accès de colère, ne se résolut pas à l’indulgence. N’arrivant pas à se maîtriser, il frappa son père qui dormait dans un coin du logis. Hélas ! Les coups portés furent mortels. St Julien fût pris d’un très grand remord et jura de faire pénitence…

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