Saint sourcier.

LANDEVENNEC

Fontaine de saint Guénolé.

À l’abside de la chapelle ruinée, se trouve le tombeau du Saint fondateur ainsi qu’une petite source qui l’avoisine, qui fut elle-même une des raisons qui incita le Saint à se fixer en ce lieu.  La fontaine se trouve donc  à l’intérieur des ruines de l’abbaye. Le Saint fit jaillir la source en plantant son bâton dans la terre.

Saint Guénolé dit-on buvait l’eau de la source.

Guenolé

Les femmes y venaient dans l’espoir d’obtenir la protection de leurs maris partis en mer. L’eau soigne les verrues et serait bonne pour les yeux, mais aussi pour les maladies de peaux..

Lors de mon passage à l’abbaye, personne du personnel présent, ni des guides,  n’a pu me dire ou se trouvait la « fameuse fontaine ». Peut -être n’était t’ elle pas considérée comme telle. Mais elle était bien protégée par un cercle de bois. Question de sécurité, elle est à fleur de sol.


Droug sant Méan.

SAINT MEEN

Fontaine Saint Méen

Il faut trouver l’église. En face une maison, la fontaine est dans la cour.

Elle forme un enclos. Elle possède un bassin rectangulaire avec en dedans un autre plus petit. Dans ce dernier est l’œil de la source. Elle alimente le lavoir.

Droug sant Méan. dans Fontaine de guérison st-meen-210x300

On venait chercher ici la guérison de « Droug sant Méan ». Il s’agit de la gale. L’eau avait les vertus de guérir toutes les maladies de peau, si on se lavait les parties malades. C’était aussi la fontaine du bourg dont l’eau était consommée.



Le repos du pèlerin.

PLOUVIEN

 Fontaine Saint Jaoua XVIIe

Le repos du pèlerin. dans Fontaine de guérison Font-Jaoua-225x300

C‘est une fontaine monumentale encaissée, située à la sortie du bourg, en direction de Saint Renan.  Cette fontaine avec un pignon dans le mur d’enclos  supporte d’une niche à dôme et socle. La source émerge au centre du dallage entouré d’un muret garni de bancs de pierre destinés aux pèlerins. On remarque la présence de  godrons, d’enroulures et d’une partie haute galbée. Un autel est dans la partie basse, avec une table moulurée à volutes. Le tout dans un, enclos encaissé avec des bancs de pierres destinés aux pèlerins.

Plouvien-font-St-Jaoua dans Fontaine monumentale-

Le bassin est carré en débord. La statue de saint Jaoua  en habit d’évêque, rappelle que celui-ci est invoqué pour soigner les ulcères aux plaies et autre maladies de peau et autres verrues.

La croyance populaire voulait aussi que les mères plongent dans l’eau la première chemise de leur nourrisson afin de lui assurer une bonne santé. Il fallait que le malade fût baigné dans la fontaine. 

Plouvie-Saint-Jaoua-Statue-215x300 dans Fontaine pignon-

 On prie aussi Saint Jaoua pour demander un temps favorable (pluie, beau temps). Ce qui fut encore le cas en 1976 lors de la sècheresse. Un orage  vint aussitôt confirmer la capacité de réponse de Jaoua en ce domaine.

La légende Jaoua

La légende dit que Jaoua était un moine, disciple de Paul. Établi près d’une fontaine où venaient boire les animaux sauvages, Jaoua voyait sa cabane mise en pièces chaque jour par un auroch, furieux de sa présence en ces lieux. Informé de cette déconvenue, Pol vint en personne. Dès que le bœuf sauvage l’aperçut, il baissa les cornes, s’agenouilla et repartit dans la forêt, abandonnant la place à l’ermite Jaoua.
On raconte encore que, lors des funérailles de Jaoua, devenu recteur de la paroisse de Brasparts, on fit selon ses dernières volontés : son corps, allongée sur une charrette tirée par deux bœufs, fut enterrée là où les bêtes s’arrêtèrent… et ce fut sur la paroisse de Plouvien, à peu de distance de la fontaine.

Pour les corps.

PLOUEGAT-MOYSAN

Fontaine saint Laurent du Pouldour, Saint-Laurent du Trou d’eau.

On la découvre à 2km du bourg sur la route de Botsorhel. C’est une fontaine encaisséeédifiée dans une petite prairie.

L’eau est d’abord recueillie dans un bassin cir­culaire, évoquant celui d’un puits. De là, elle suit une canalisation, longue de six mètres, jusqu’à un mur de granit d’où elle tombe en une cascade de deux mètres, dans une piscine.

Pour les corps. dans Fontaine de guérison plouegat-m-font-st-laurent-209x300


Un bassin accueillait les baigneurs et des pierres scellées dans le mur, permettaient aux pèlerins de s’asseoir pour s’adonner aux ablutions. L’eau de la source est toujours claire, mais l’ensemble du monument est envahi par les herbes aquatiques et les fougères. 

 

plouegat-m-st-laurent dans Fontaines sacrées-

Le pardon était célébré le dimanche qui suivait le 10 août. On y venait pour soigner les rhumatismes, et pour donner des forces à son corps. Les rites, que l’on pratiquait dans la piscine, n’étaient conformes ni à la religion, ni à la morale. Ils remontaient, de toute évidence, à l’époque druidique. En effet, dans ce lieu, on a associé l’eau avec le feu, la source sacrée avec le dieu solaire, remplacé par saint Laurent martyrisé et brûlé vif, comme le veut la légende .

plouegatmstlaurent-201x300 dans Maladies de la peau-

La fontaine Saint-Laurent est une fontaine lustrale. Dans la nuit du 9 au 10 août, les pèlerins accomplissaient à genoux le tour de la chapelle, puis passaient sous une pierre creusée en forme de four, pour rappeler le supplice de saint Laurent. Ensuite, les hommes se baignaient, nus, dans la source, avant le lever du soleil. Toute la nuit, ce n’étaient que danses, libations, tournois de lutte… sur la garenne, à la lueur des cierges consacrés. Au lever du soleil, c’était le tour des femmes : dans une tenue aussi légère que celle des hommes, elles pratiquaient leurs ablutions dans les eaux sacrées. (On retrouve dans ce rituel la persistance d’une croyance celtique : la nuit, le dieu Soleil reprend des forces dans les eaux souterraines et à l’aube, la déesse-mère – Sirona … – donne naissance au fils solaire.) En 1855, les débordements occasionnés par les baigneurs lors de la fête entraînent la promulgation d’un arrêté municipal réglementant les cabaretiers et interdisant toute atteinte à la pudeur.

On y traite les maladies de peau, et la virilité.


Al lizenn.

TREGLONOU

Feuteun al Lizenn.

Al Lizenn est le nom d’une maladie de peau des mains. La fontaine se trouve sur les bords de la rive de l’aber Benoit.

Il faut prendre au bourg la direction de Kereden. A un km sur la droite,  en bas un chemin de terre nous mène à la grève. Un sentier vers l’ouest, un autre sentier par le bas que l’on emprunte à marée basse. La rive est boisée, la fontaine est au creux de la pente, fontaine, à environ 5m de la rive. On aperçoit alors l’eau qui en descend. Le rocher a été creusé pour faciliter l’accès à la source.  La fontaine n’est plus entretenue mais on peut voir deux bassins ,un grand et un plus petit. Le grand était réservé aux nobles et l’autre aux paysans.
Cette source n’a jamais été christianisée. On y venait d’assez loin pour s’y laver les mains.


 

photo non disponible.

De l’eau !

GUENGAT 

Fontaine Saint Fiacre 17e 

Guengat font St Fiacre

 Elle se trouve à 300 m au sud-ouest du bourg sur la route de Quimper à la sortie du bourg à droite.

C‘est une fontaine de dévotion à mur pignon triangulaire. L’édicule en forme de toit en bâtière  porte un écusson à trois faces sous la niche où a été placée une nouvelle statue de saint Fiacre. L’ancienne, en granit, a été volée en 1988. Saint fiacre nous regarde.Elle porte un écusson à trois fasces sous la niche où a été placée une nouvelle statue de saint Fiacre. L’ancienne, en granit, a été volée dans la nuit du 16 au 17/XII/1988.

La source alimente un  bassin et un lavoir.

De l'eau ! dans Fontaine avec toit en bâtière- St-Fiacre-225x300

Saint Fiacre patron des jardiniers était invoqué pour faire tomber la pluie bienfaisante. On vient aussi soigner ici les maladies de peau.

 

Les deux font la paire.

PENMARC’H

    Fontaine de la Madeleine

   Il faut prendre la rue de Saint Stévan. Elle est appelée aussi fontaine de Saint Puster et se trouve au lieu dit Lestrigou, la chapelle est indiquée.  La fontaine se trouve derrière la chapelle qui était autrefois dédiée  à Saint Etienne.

Près du hameau de Lescors à Penmarc’h, l’emplacement de la chapelle correspond à un ancien culte celte, organisé autour de la Pointe de la Torche et dont attestaient jadis des alignements de menhirs proches. Puis le lieu abrite dès le XIIIe siècle une  léproserie : les lépreux ou « ladres »  ou « cagots » mis au ban de la société y vivaient à l’écart, mais disposaient d’une chapelle dédiée à saint Étienne. Ici, à Penmarc’h, l’autel avait été construit au dessus d’une source, dont les eaux traversaient l’église d’est en ouest avant d’atteindre la fontaine de Feunteun Sant Pustoc’h et celle de Sant Stefen: c’est ainsi que cette eau acquérait des vertus curatrices envers les maladies de la peau. » Puster, « pustule », et il s’agit de l’un de ces noms et l’un de ces saints forgés de toute pièce par une effet de langue pour répondre aux besoins du culte : on avait besoin d’un saint guérisseur de pustule, eh bien voilà Sant Pustoc’h ! (Mireille Andro). Cette fontaine porte aussi le nom de Feunteun Intron Varia an Delivrans, ce qui fait penser que les femmes s’y rendaient pour que l’accouchement se passe bien. Cette fontaine semble donc se dédoubler dans ses fonctions, tantôt dédiée à Sant Pustoch contre les maladies (on transmettait au saint la maladie d’un enfant en faisant porter quelques instants à sa statue la chemise du petit malade, et le mal était ainsi « fixé », ou bien on posait la chemise d’un patient et on regardait si elle surnageait, signe de guérison), et tantôt réservée aux parturientes. (Mireille Andro). Au XVIe siècle, la petite chapelle est agrandie et dédiée (à la suite d’un voeux ) à sainte Marie-Madeleine. Celle-ci est la patronne des lépreux car celle est, selon l’évangile de Jean, la sœur de Lazare. 

Penmarch font de la Madeleine 

La pierre supérieure qui formait la pointe n’a pas été remplacée. On a mis à la place une pierre droite.  Et sur le muret avant a été posé une partie de sculpture.  Deux reposoirs encadrent le profond bassin. L’eau s’écoule dans un bassin beaucoup plus grand ceinturé par un mur.

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Il y a deux fontaines de dévotion sur le site.

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Derrière la chapelle , on découvre une fontaine datée du début du XIIIème siècle.

 Si les fontaines se trouvent dans les abords immédiats de la chapelle, la fontaine originelle de Saint Etienne, est plus difficile à trouver. Il faut suivre un sentier qui est face au centre équestre.  La fontaine est au bout du chemin. C’est un monument assez bas et profond. Le toit très incliné possède une petite niche . Des pierres sont dispersées de part et d’autres. 

On y priait contre la fièvre et pour avoir de la pluie en période de sécheresse.

Vu l’importance de la flotte de Penmarc’h du XIVe siècle au XVIIe siècle, la production de cordes, alors en chanvre, était nécessairement importante dans la région, ce qu’illustre le lieu-dit Valordi (situé près de la Pointe de la Torche en Plomeur) qui signifie en breton « maladrerie », « léproserie », or les lépreux s’adonnaient traditionnellement à la fabrication des cordages. (…) « La chapelle de la Madeleine, aujourd’hui en Penmarc’h, située à proximité, leur est manifestement destinée. En effet les toponymes « La Madeleine » sont synonymes des noms de lieux « La Maladrerie » et sainte Madeleine est la patronne des cordiers ». La disposition des différents bassins et de la rigole de trop-plein de la fontaine de la Madeleine indique qu’il s’agissait d’une fontaine de rinçage de torons à cordes[(wikipedia).

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