Feuteun ar vir. 23 octobre
PLOUESCAT
Fontaine de Saint Eden.
Le hameau de Saint-Eden se trouve à 3 km N. du bourg de Plouescat près de la côte. Au hameau du même nom à environ trois km du bourg, près de la côte.
On l’appelle aussi «feunteun ar vir » fontaine qui garde l’eau ou qui protège de la maladie ?. Ce n’est pas à proprement dit une fontaine.
C’est en fait un gros rocher creusé d’une vingtaine de cavités naturelles dont la plus grande, Feuteun ar Vir, garde toujours un peu d’eau de pluie.
On donne à cette eau le pouvoir de préserver les humains de leurs maux, et d’atténuer leurs douleurs. Des vertus vétérinaires lui sont aussi attribuées.
C’est une fontaine universelle, celle qui guérit de tous les maux. L’eau recueillie dans les cupules de quartz protège aussi les animaux et les guérit des maladies. Les paysans ne manquaient jamais d’en recueillir une petite quantité.
L’oratoire de Brandan. 5 octobre
PLOUENAN
Fontaine de Lopréden
Au sud du bourg par la D 75. Elle fait partie du mémorial dédié au saint protecteur du village, Saint Brandan.
Il s’agit d’un édifice en forme de puits d’où jaillit une fontaine et sur lequel trône une statue en bois de Saint-Brandan.
Un autre édifice d’où jaillit l’eau complète l’ensemble.
Le lavoir est ancien, la stèle dédiée à Saint Brandan, de même que le petit pont et la roue à aube sont contemporains. Le plus discutable est sans conteste la fontaine en forme de puits surmontée d’un Saint Brandan qui évoque plutôt un nain de jardin.
Sur la voie romaine. 5 octobre
PLOUENAN
Fontaine Notre Dame de Kerellon XVIIe .
La chapelle de Notre Dame de Kerellon se trouve non loin du bourg, en bordure de la voie romaine qui menait de Saint Pol de Léon au Faou. À l’Ouest de la chapelle, dans l’enclos, se trouve la fontaine de dévotion.
Elle alimentait naguère en eau potable une partie du bourg. Le bassin carré à l’air libre où l’on descend par quelques marches, est encadré par des bancs de pierre. L’espace sacré est protégé par un simple muretin à fleur de sol.
Elle est surmontée d’un édicule où figure une niche qui abrite une statue de la Sainte Vierge. C’est une fontaine encaissée à mur pignon de fond droit, niche en plein cintre, colonnes, petit enclos à chaperon, deux échaliers. Deux stèles gauloises ont été exhumées à proximité de cette fontaine sur l’ancien tracé d’une voie romaine. Cette fontaine antique christianisée est restaurée au XVIIe siècle par un certain Malgorn, dont le nom se lit sur une pierre érodée à droite de la niche .
Porc protégé. 5 octobre
PLOUDIRY
Fontaine Saint Antoine XVIIe.
Elle se trouve à une centaine de mètres de la chapelle Saint-Antoine. La fontaine est à mi-pente avant la chapelle. C’est une de ces fontaines monumentales du Léon, entourée d’un muretin elle abrite une statue du saint patron.
Elle a un mur de fond légèrement pentu vers les murets latéraux de l’enclos, une petite niche et un bassin encadré de pierres débordantes échaliers.
A l’issue des célébrations religieuses, a lieu la célèbre vente aux enchères des andouilles. La cochonnaille, préparée et fumée dans la commune, est vendue au pied du calvaire, et le produit de la vente est destiné à l’entretien de la chapelle.
Saint Antoine est le protecteur des porcs. Les éleveurs puisaient l’eau de la fontaine pour la faire boire à leurs cochons.
Pour la fièvre. 9 septembre
PLOUDANIEL
Fontaine Sainte Périnne dite aussi Sainte Pétronille.(XVIIe)
Pour la trouver il faut aller à 3 km sud ouest du bourg au hameau de Lannouarzoc.
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L’un des murs comporte une niche abritant une statue de Sainte Pétronille. L’eau s’écoule ensuite dans un lavoir.
Cette fontaine guérirait de la fièvre fréquente dans cette région de marais.
La fontaine était dédiée à Santez Pérounel, la sœur de Saint Goulven, morte à la suite d’un accès de fièvre.
Ensuite, elle fut associée à la Sainte romaine Pétronille, fille supposée de Saint Pierre et guérie par lui d’une grave maladie.
Miraculeuse. 9 septembre
PLEYBER CHRIST
Fontaine du Christ 18e

En voici la légende selon l’Abbé Calvez (1735)
« Une femme du pays qui s’en revenait de la ferme voisine de Kergoat, la nuit tombée, aperçut au dessus de la fontaine, une grosse flamme éblouissante, s’élevant, descendant, s’étalant et revenant, toujours au dessus de la fontaine. Le lendemain, tout le monde en parlait dans le bourg. Et la nuit venue, les badauds furent nombreux à venir sur le site ; ils furent témoins du même phénomène. » Personne de nos jours ne songerait à donner une explication miraculeuse à un tel fait, fût il attesté par de nombreux témoins… Feunteun Christ étant creusé en un lieu marécageux. Rien d’étonnant à ce qu’on y ait observer des émanations gazeuses s’enflammant spontanément, des feux follets. On crut à l’époque à une intervention surnaturelle et on en référa à l’évêque du Léon. Il s’ensuivit la construction de la fontaine, puis de la chapelle elle même.
Restaurée une première fois en 1851, la fontaine fut détruite par les Allemands durant l’Occupation.
En 2000, la fontaine a été relevée par une équipe de bénévoles, et, une statue du Christ a remplacé dans la niche, la Vierge qui y avait été déposée.
Il a été dit que des miracles ont eu lieu par la suite à cet endroit : des handicapés guéris auraient laissé leurs béquilles sur place ; une femme aurait aussi retrouvé la vue.
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Si certain monuments sont restaurés, d’autres, trop souvent sont détruits. C’est le cas aussi à Pleyber Christ.
« Depuis le 17 septembre, la physionomie du Vallon-du-Pont est transformée. Le carrefour, qui mène par la départementale 712 à Pleyber-Christ, par Milin Kan-hir et Roc’h izella, a été déplacé. Le bief, la fontaine et le lavoir du village ont disparu sous les coups des tractopelles, et ont été engloutis sous des tonnes de terre ».OF 28/12/2012
N’aurait -on pas pu faire différemment ?
Tout en un. 9 septembre
PENCRAN
Fontaine Notre Dame de la Joie.
Elle est située au Nord-Est du bourg de Pencran. On dit aussi Feuteun an Ogellou, nom du hameau le plus proche du bourg. La fontaine est indiquée.
Elle a été restaurée en 1909 puis déplacée en 1948 en aval de la source. L‘ensemble comprend un oratoire, un bassin captant la source, un lavoir et un abreuvoir.
L’eau avait la vertu de guérir les maux de ventre. On ne la buvait pas. Les fontaines dédiées à la Vierges sont en générale très généralistes en matière de guérisons.
Une autre fontaine est visible à Pencran, au nord-est du bourg.
Pour les enfants chétifs. 9 septembre
MESPAUL
Fontaine sainte Anastase.
La fontaine Sainte Anastase se trouve non loin du hameau de Saint Anastase à quelques kilomètres de Mespaul. Un parking vous accueille. Il faut longer le hangar, puis prendre le chemin jusqu’à l’entrée du bois, qui conduit à la fontaine.
Les enfants chétifs et qui tardaient à marcher étaient menés ici par leur mère. Leurs jambes étaient trempées dans l’eau sacrée de la fontaine. Il fallait trois aspersions des membres et une friction des reins.
Il y a une autre fontaine à Mespaul, la fontaine Notre Dame.
C’est une fontaine antique à proximité de 2 stèles gauloises.
Photo non disponible.
Miraculeux Guénolé. 9 septembre
LOCQUENOLE
Fontaine saint Guénolé.
Elle se trouve au bas du bourg, en contrebas de l’église, dans le mur de l’ancien cimetière.
Une voûte en pierre protège une fontaine qui s’écoule dans un lavoir.
On vient y chercher la guérison de ses troubles visuels en buvant ou s’humectant les paupières de l’eau de cette fontaine. l’eau est bonne aussi pour les rhumatisants.
Elle était aussi une fontaine marieuse, lieu de sollicitations que lui adressaient les jeunes gens pour se marier.
Saint Guénolé est un personnage religieux qui aurait vécu au Vème siècle en Bretagne. Son père, saint Fragan, et sa mère, sainte Gwenn, auraient débarqué venant probablement du pays de Galles dans la baie de Saint-Brieuc pour se fixer à Ploufragan dans les Côtes d’Armor, Vers 470. Il est confié encore enfant à saint Budoc pour être formé dans l’ermitage de celui-ci, situé sur l’île Lavret, dans l’archipel de Bréhat. Vers 485, il manifeste le désir de se rendre en Irlande pour vénérer les restes de saint Patrick qui vient de mourir, mais l’apôtre lui apparaît en songe pour lui indiquer qu’il est préférable de rester en Armorique pour y fonder une abbaye. Avec onze autres disciples de saint Budoc, il s’établit dans une autre île appelée Tibidy,. Au bout de trois ans, en 490, il fonde une nouvelle abbaye à Landévennec qui devient le centre religieux de la Bretagne de l’ouest. Il y meurt en 532. D’après la légende, Saint Guénolé, fuyant la cote inhospitalière du Tréguier pour se réfugier dans le Léon, ne trouvant pas de barque, navigua dans une auge en pierre pour traverser la rade morlaisienne. Il débarqua à Locquénolé qui a gardé son nom. Le saint y fit jaillir ici une source du bout de son bâton. Y puisant de l’eau, il rendit la vue à un aveugle.
























