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LANDUNVEZ
Fontaine saint Samson
Elle est dite localement Feuteun ar Vugale (fontaine des enfants), mais aussi Feunten ar Beorien ( (fontaine des Pauvres).

Il faut prendre la route D 27 qui longe la côte et inévitablement on trouve la chapelle puis la fontaine. La chapelle est là comme posée sur la falaise. Tout de suite en contre-bas la fontaine qui regarde la mer. Il y a peu d’eau, juste un peu de cresson. L’eau est détournée et coule maintenant à droite de la fontaine. Son bassin est rustique. Une stèle gauloise a disparu depuis.
C’est au Moyen Age que cette falaise a été christianisée comme en attestent les deux croix en granit qui accompagnent la fontaine.

On venait prier ici pour demander la guérison des rhumatismes et des maladies des yeux. Elle donnait aussi aux petits enfants de la « vigueur » et favoriser l’apprentissage de la marche. Il fallait les aider à faire trois ou neuf tours de la chapelle en suivant la marche du soleil, puis leur plonger les membres dans le bassin.

On venait aussi consulter sur le destin d’un enfant malade. On utilisait alors la chemise. Si le col coulait d’abord , l’enfant ne vivrait pas.
Il n’a jamais été question ici de boire de l’eau.
Un petit bouquet de fleurs séchées est posé près de la fontaine prouvant ainsi que le culte païen des eaux remplacé par celui très chrétien des saints est resté vivace dans l’esprit des Bretons.
A la suite sans doute de travaux en amont, la source alimentant la fontaine a été déviée et coule maintenant à quelques mètres, en surface, comme si elle voulait se montrer une dernière fois avant de se perdre dans l’immensité de la mer.
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LANDEDA
Fontaine saint Antoine XVIe.
De la chapelle il ne reste rien. La fontaine subsiste. La trouver n’est pas difficile. Elle est en bas de la route de Doenna, vers le port et à proximité de l’entreprise de bateaux en contre-bas de la route. Une haie la cache, un escalier y descend.

La fontaine Saint Antoine est le seul élément encore visible du couvent des Cordeliers qui s’élevait jadis à proximité. C’est dans ce couvent que Michel Le Nobletz suivit les enseignements des prêtres Michel, Yves et Henri Gourvennec.
Cette fontaine à édicule gothique avec une ouverture en ogive adoucie, possède une accolade et un fleuron. Dans la niche saint Antoine est encore présent.

L‘eau de la fontaine approvisionne un lavoir, avant de se jeter dans l’Aber-Wrac’h. Elle était aussi un lieu de pèlerinage très fréquenté. Les blessés et les rhumatisants venaient baigner leurs membres malades dans un petit bassin de la fontaine prévu à cet usage afin de soigner.

Les anciens disaient qu’on allait y cherchez la guérison de « droug Sant Anton », le mal de Saint Antoine.
Les yeux y étaient aussi soignés.
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GOUESNOU
Fontaine Saint Gouesnou XVIe.
Saint Gouesnou est le saint fondateur de la commune. La fontaine est dans le périmètre immédiat de l’église et en contre bas. La fontaine de saint Gouesnou a été édifiée entre 1562 et 1613 à l’emplacement où le saint aurait découvert la source.

C’est une fontaine monumentale classique encaissée avec un pignon dans un mur d’enclos. Le fronton est brisé, le mur pignon à deux moulures est creusé d’une niche. Deux pilastres soutiennent un entablement à corniche surmonté d’un massif à pilastre et d’une pierre hémisphérique. Le tout est dans un enclos carré à chaperon galbé. Il y a trois accès au bassin carré en saillie et un autel à volute en table d’offrande.
La source jaillit dans une large cuve ronde, c’est l’oeil de la fontaine.
On s’y rendait avant le lever du soleil. Les petites cuvettes de la fontaine servaient à baigner les linges des rhumatisants et des personnes atteintes de maladies cutanées. On y plongeant la partie infectée. Les eaux elles soignent aussi les reins et les maux de tête.

Après ablutions des membres douloureux, le malade s’allonge sur une des pierres que l’on dit être le lit du Saint.
Dans le bassinet, on jette des pièces de monnaie en faisant un vœu, lors de la troménie. Ce saint misogyne est pourtant un de ceux que les femmes prennent le plus au sérieux quant à son oracle sur leur mariage éventuel.

« Dans la Vie de saint Gouesnou il est écrit que, lorsqu’il construisait son monastère, une seule chose l’incommodait, c’était la disette d’eau, qu’il fallait aller quérir bien loin de là ; mais Dieu lui révéla un certain endroit où, ayant foui deux pieds en terre, il trouva une bonne source d’eau vive. »
Lorsque Gouesnou arriva au village, les habitants le reçurent fort mal : il fut contraint de passer sa première nuit sur une pierre. Sans se laisser rebuter par un tel accueil, il y fonda un monastère et, contrairement à l’usage constant des moines celtes, il en interdit l’entré aux personnes de sexe féminin. Une borne marquait la clôture. Toute femme qui l’eût franchie serait morte sur le champ.
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GUERLESQUIN
Fontaine saint Maudez
Elle est à 3km NE du bourg, et à proximité de la chapelle, la fontaine est située à mi-distance de la chapelle et de l’ancienne demeure presbytérale.
On place sur les pieds meurtris ( tumeurs du cou-de-pied provoqués par les sabots) un vers de terre ou une poignée d’humus provenant de l’enclos entourant la fontaine. Efficace aussi pour les corps au pied et les maladies de peau.

On y menait les enfants rachitiques ou ayant des vers. Par extension on y soignait les rhumatismes.
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DOUARNENEZ
Fontaine saint Vendal
Il faut aller en direction de Confort Meilars par la D 785. On la trouve sur la gauche à environ 1 km. Dans le placitre de la chapelle du même nom, en bas tout près de la route.

C’est un grand monument qui possède un toit incliné et un petit bassin. Elle est surmontée d’une croix. On y jetait des pièces, vite récupérées par les garnements. Aussi les pèlerins les cachaient dans les interstices, entre les pierres de construction. Le tout était dissimulé par des morceaux de faïence.
Elle aurait le pouvoir de guérir les rhumatismes et, plus largement, tous les maux qui entravent la marche.
Encore aujourd’hui, et particulièrement le jour du pardon en octobre, les personnes s’aspergent les membres en souffrance de l’eau de la fontaine.
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QUEMENEVEN
Fontaine Notre Dame de Kergoat 16e.
Il faut prendre la direction de Locronan. La fontaine est éloignée de la chapelle. Elle se trouve à l’orée du bois-du-Duc.

La fontaine est signalée à partir du hameau. Il y a environ 1 km, elle est après la ferme de Bohars. Un chemin avec une pierre en son milieu part sur la droite. Il faut le suivre jusqu’en bas. C’est un très bel endroit, assez magique.

C’est une fontaine à mur pignon triangulaire qui était surmonté d’une croix, avec grande niche carrée moulurée, avec un groupe sculpté, la Vierge, Saint Anne et le Christ, au centre de la niche.

Notre Dame de Kergoat avait le pouvoir de guérir les saignements de nez et les menstrues des femmes, les hémorragies en général. Les rhumatismes y étaient aussi traités. Lorsque j’y suis allée, j’y ai trouvé un camélia rouge déposé aux pieds de la Vierge, preuve d’une dévotion récente.
Le chanoine Pérennes, dans sa notice sur Notre-Dame de Kergoat, parue en 1928, raconte ainsi que
« jadis les pèlerins étrangers, arrivés la veille du Pardon, allaient dans la soirée même de ce jour s’abreuver à la fontaine. L’eau leur était offerte dans des bols par des enfants ou des pauvres de Kergoat, qui, en échange du service rendu, recevaient une légère obole ». D’après la carte postale ci-dessus, datant de la fin des années 30, « des paralytiques font tremper leurs chemises dans cette eau, pour s’en revêtir dès qu’elles sont sèches ».
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PLONEVEZ PORZAY

Fontaine Sainte Anne de la Palue XIXe.
La fontaine monumentale actuelle avec son enclos muré a remplacé celle datée de 1642. Elle est entourée d’un enclos, en contrebas de la route.
Cette fontaine avec un pignon sur le mur d’enclos est surmontée d’un fronton brisé avec un entablement mouluré, pilastre en applique, niche en anse de panier, partie basse avec des ailerons à volutes, bordure de protection du bassin.
La fontaine de 1870 remplace l’édicule de 1642. Elle est l’œuvre de Christophe Kermaïdic. La niche contient deux statues en pierre de sainte Anne et de la Vierge. La niche a été gravement endommagée et la Vierge décapitée par des occupants le 23 janvier 1944
La sainte a fait jaillir cette fontaine qui guérit tous les maux. Aussi pour obtenir des nouvelles des marins partis en mer. C’est une fontaine universelle pour la guérison de tous les maux.
Malgré la célébrité de son pardon, la fontaine est dégradée et tristement aménagée. Un panneau « eau non potable » y est bien visible.

Les pèlerins font trois fois le tour de la chapelle avant de faire leurs ablutions à la fontaine dans l’auge circulaire.

A la fontaine miraculeuse, les mendiantes pour quelques sous, font le service de l’eau sainte dans des bols de faïence. Les pèlerins venus pieds nus afin d’accomplir un vœux en profitent pour faire quelques ablutions.
En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Des légendes la décrivent comme originaire de Plonevez Porzay. Anatole le Braz publie un récit dans laquelle Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l’ange l’amène jusqu’en Galilée. Bien des années plus tard,Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres. Toujours selon cette légende, le Christ vient lui rendre visite, accompagné de ses disciples Pierre et Jean, et lui demande sa bénédiction, avant de retourner en Terre Sainte. Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douarnenez. Celle-ci, installée près de l’endroit où Jésus avait fait jaillir une source, est devenue le but du plus ancien pèlerinage consacré à Sainte Anne et a pris le nom de Sainte-Anne-la-Palud.
Une autre légende raconte qu’Anne serait une déesse christianisée de la fertilité, mère des dieux d’Irlande.