L’oeil de la fontaine. 25 juillet
GOUESNOU
Fontaine Saint Gouesnou XVIe.
Saint Gouesnou est le saint fondateur de la commune. La fontaine est dans le périmètre immédiat de l’église et en contre bas. La fontaine de saint Gouesnou a été édifiée entre 1562 et 1613 à l’emplacement où le saint aurait découvert la source.
C’est une fontaine monumentale classique encaissée avec un pignon dans un mur d’enclos. Le fronton est brisé, le mur pignon à deux moulures est creusé d’une niche. Deux pilastres soutiennent un entablement à corniche surmonté d’un massif à pilastre et d’une pierre hémisphérique. Le tout est dans un enclos carré à chaperon galbé. Il y a trois accès au bassin carré en saillie et un autel à volute en table d’offrande.
La source jaillit dans une large cuve ronde, c’est l’oeil de la fontaine.
On s’y rendait avant le lever du soleil. Les petites cuvettes de la fontaine servaient à baigner les linges des rhumatisants et des personnes atteintes de maladies cutanées. On y plongeant la partie infectée. Les eaux elles soignent aussi les reins et les maux de tête.
Après ablutions des membres douloureux, le malade s’allonge sur une des pierres que l’on dit être le lit du Saint.
Dans le bassinet, on jette des pièces de monnaie en faisant un vœu, lors de la troménie. Ce saint misogyne est pourtant un de ceux que les femmes prennent le plus au sérieux quant à son oracle sur leur mariage éventuel.
« Dans la Vie de saint Gouesnou il est écrit que, lorsqu’il construisait son monastère, une seule chose l’incommodait, c’était la disette d’eau, qu’il fallait aller quérir bien loin de là ; mais Dieu lui révéla un certain endroit où, ayant foui deux pieds en terre, il trouva une bonne source d’eau vive. »
Lorsque Gouesnou arriva au village, les habitants le reçurent fort mal : il fut contraint de passer sa première nuit sur une pierre. Sans se laisser rebuter par un tel accueil, il y fonda un monastère et, contrairement à l’usage constant des moines celtes, il en interdit l’entré aux personnes de sexe féminin. Une borne marquait la clôture. Toute femme qui l’eût franchie serait morte sur le champ.















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