Seizh feuteun. 14 août
COMBRIT
L’association Mein ha dour avec Henri et Robert m’a accompagnée dans mon tro Combrit. Merci à eux deux pour l’aide apportée sur le terrain et pour leur disponibilité que je n’ai pas toujours rencontré.
Combrit est de ces communes qui n’ont pas connu le remembrement. Les nombreuses fontaines qui parsèment son territoire témoignent d’un passé riche, que l’association Mein ha dour entretient, ce qui nous permet aujourd’hui de le connaître.
Fontaine de Pen ar Menez. « Seizh feuteun »
A côté de l’échangeur de Ti Robin, en contrebas un sentier mène aux édifices, par un petit escalier aménagé.
A l’origine il y avait bien sept fontaines mais, les travaux routiers de la transbigoudène ont comblé partiellement le site et quatre sources ont disparu.
C‘est un lieu celte sacré comme l’atteste la présence d’un menhir dit « de Vallée » qui est une référence indiquant la nature humide du lieu. Au XVI e siècle une chapelle fut édifiée à proximité, dédiée à St Vital.
La première fontaine, saint Vio (Vital) est composée d’un mur pignon appuyé contre le talus. Deux hauts contreforts bordent les côtés du bassin et un muret de trop plein dans lequel a été creusé une rigole, ferme le bassin.
La deuxième fontaine est une simple vasque monolithe. A côté se trouve ce qui pourrait être un petit menhir. Elle alimente un lavoir.
L‘une des fontaines fut parée des vertus miraculeuses se référant au saint. Les mères de familles y trempaient les chemises de leur enfant malade de la coqueluche afin d’humidifier leur corps de l’eau bienfaisante.
La présence de tessons de faïence et porcelaine dans la fontaine est une réminiscence des traditions celtes qui ont perduré après la christianisation. Ces tessons portent le nom de « bravigou » belles choses. Elles représentent des offrandes pour solliciter la réalisation d’un vœux.
La troisième fontaine subsistante est à peine visible dans la végétation.
















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