Au fond des bois. 20 juillet
CHATEAUNEUF DU FAOU
Fontaine Santig Gouenou XVIIIe.
Elle se trouve dans le bois du Pouley ou Poulain, sous la ferme du même nom, face aux futaies de Keramoal. Il y avait une chapelle depuis longtemps disparue.
Pour trouver la fontaine il faut aller au fond du lotissement de Kermoal. La fontaine est indiquée. Suivre le chemin, et après avoir passé le ru, la fontaine est à une centaine de mètres au bout du chemin.
Son eau avait pour réputation de soulager les rhumatismes, et l’évangélisateur, celui de guérir les maladies cutanées et les maux de tête.
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La petite fontaine siégeait près de l’église. Les fidèles s’étant munis d’une coquille de noix, y puisaient de l’eau qu’ils laissaient couler le long de leur corps. Le saint avait en effet la réputation de soulager les rhumatismes. Quant aux jeunes filles, selon une coutume répandue un peu partout, elles s’adonnaient le jour du pardon à décrocher de leur coiffe , une épingle, qu’elles laissaient ensuite plonger dans l’eau de la fontaine. Selon la façon dont elle s’enfonçait, le mariage leur était ou non promis dans l’année.
Santig Gouenou est né en Ecosse d’une famille aisée. Fuyant les saxons, il débarqua en Bretagne où, après 24 années d’épiscopat, il succombera à la suite de blessures occasionnées par le choc d’un lourd marteau sur le crâne, le 25 octobre 675.
Un pardon était célébré dans le passé le jeudi de l’Ascension. On y pratiqua le culte, vraisemblablement jusqu’à la fin du 18ème siècle. Son souvenir sous la forme d’une dévotion mi-religieuse mi-païenne, persistait encore dans la 1ère moitié du 20ème siècle.













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